Domaine de Vizille - Musée de la Révolution Française

Révolution Française (Histoire Militaire / Résistance), Peinture (Beaux-Arts), Sculpture (Beaux-Arts), Arts Décoratifs (Beaux-Arts), Jardins / Parc (Environnement)

Ce magnifique ensemble, parc, château, musée, forme un site patrimonial et culturel prestigieux. Classée Monument Historique, la demeure des ducs de Lesdiguières (XVIIème) est devenue une résidence présidentielle entre 1925 et 1960. Mais c'est la réunion de l'assemblée des trois ordres du Dauphiné le 21 juillet 1788 qui scella son destin. Evénement qui est à l'origine de la création du musée de la Révolution française en 1984. La grande diversité des collections témoigne de l'état d'esprit des femmes et des hommes pendant cette période et des régimes politiques qui suivirent. Oeuvres d'art, peintures et sculptures (bustes de Robespierre, Mirabeau, Bailly...), objets d'histoire (pierres de la Bastille, sabres de la Garde Nationale...), pièces du XIXème faisant références à la Révolution, sont autant de témoignages qui permettent de mieux appréhender l'esprit de l'époque...



Domaine de Vizille - Musée de la Révolution Française
Place du Château
38220 Vizille

04 76 68 07 35


Tous les jours sauf mardi. D'avril à octobre 10h-12h30 / 13h30-18h. De novembre à mars 10h-12h30 / 13h30-17h. Fermé les jours fériés et entre Noël et le jour de l'an.


Durée de la visite : 1h30
Entrée : Gratuite


  • Musée de France
  • Audio-guide
  • Visite guidée
  • Atelier enfant
  • Accès handicapé total
  • Parking
  • Parking autocar
  • Boutique / Librairie
  • Aire piquenique
  • Climatisation

Expos temporaires

LA MARSEILLAISE

Du 25/06/2021 au 04/10/2021
LA MARSEILLAISE

D’abord conçue comme chant de guerre pour l’Armée du Rhin à Strasbourg en 1792 avant de devenir l’hymne national français en 1879, La Marseillaise est un chant révolutionnaire qui a connu plusieurs postérités. Cette exposition qui lui est consacrée, présentée successivement à Marseille, Vizille et Strasbourg, explore le sujet dans une dimension élargie et pluridisciplinaire, croisant les registres de l’histoire, de la musicologie et des arts visuels depuis la fin du XVIIIème siècle jusqu’à nos jours.

Coproduite par le Musée d’histoire de Marseille, le Musée de la Révolution française à Vizille et le Musée Historique de la Ville de Strasbourg, cette exposition interroge les multiples rôles de ce chant qui résonne lorsque la patrie ou les droits de l’homme sont en danger. Le parcours de l’exposition s’organise autour de trois axes majeurs : l’année de la composition de La Marseillaise (1792), sa diffusion comme chant de guerre, refrain révolutionnaire et hymne national, ainsi que son rôle patrimonial en France et à l’étranger.

Lorsque le maire de Strasbourg commande en 1792 le chant de guerre à Rouget de Lisle, la guerre vient d’être déclarée aux ennemis de la Révolution française susceptibles de vouloir restaurer la monarchie. Paroles et musique sont destinées aux troupes de l’Armée du Rhin. Parvenu à Marseille, il accompagne la montée des fédérés sur Paris. Dès lors ce chant de guerre, devenu « L’air des Marseillois », retentit lors des conflits menés par la France.

Plus qu’un hymne guerrier, La Marseillaise devient le chant révolutionnaire lors des fêtes civiques et retentit désormais à chaque révolution. Elle conquiert le monde et est de toutes les rébellions : dès 1793 en Amérique du Sud, en 1794 en Pologne, au XIXème siècle elle accompagne les opposants au tsar, après 1850 elle est revendiquée par les Espagnols républicains. Au XXème siècle on la chante lors de la révolution russe de 1917, elle accompagne la longue Marche de Mao. En 1989 on l’entend sur la place Tienanmen et lors de la chute du mur de Berlin.

La Marseillaise sera consacrée hymne national français en 1879/80. Au XXème siècle, elle est instrumentalisée mais n’en demeure pas moins l’expression de la démocratie française. Entre les deux guerres elle est revendiquée par le Front populaire et utilisée contre le parti communiste. Pétain tentera de la réduire au silence. Elle rassemble les résistants en France, en Espagne mais aussi dans les camps de concentration. Après-guerre, tous les partis s’en réclament.

Au cinéma elle inspire affiches et cinéastes français et internationaux. Chahutée parce que déclinée en reggae par Gainsbourg, elle le sera par certains footballeurs en 2002. Symbole qui dérange, mais aussi chant qui rassemble, lors des attentats de Charlie Hebdo et quelques mois plus tard au Bataclan. Ses paroles heurtent et suscitent maintes réécritures.

Installations d'Art Contemporain en 2021 dans le parc

Du 04/06/2021 au 30/11/2021
Installations d'Art Contemporain en 2021 dans le parc

Installation "Le bois dormant" de l'Atelier BYME © Domaine de Vizille - Musée de la Révolution française

Depuis 2011, le Domaine de Vizille, propriété du Département de l’Isère, offre à un(e) artiste plasticien(ne) un cadre exceptionnel pour une intervention artistique éphémère.

Cette année, les interventions artistiques qui sont présentées dans le parc s’inscrivent dans le cadre de l’événement porté en 2021-2022 par le Département de l’Isère, l’Appel de la forêt, qui cherche à attirer l’attention sur la grande variété des paysages de l’Isère, de ses biotopes et espaces naturels. Dans ce vaste panorama de prés et de bois, les arbres se réclament, dans leur disposition solennelle et dans leur rythme ornemental, d’une interprétation libre des leçons de la nature.

Les artistes à l’honneur du 4 juin au 30 novembre 2021 ont à cœur de valoriser la richesse et la diversité des essences du patrimoine arboré du Domaine de Vizille.

En transformant à leur manière le parc, ils invitent les visiteurs à modifier leur perception de cette nature exceptionnelle en leur offrant des sensations nouvelles.

LE BOIS DORMANT | EMMANUELLE MESSIER - FANNY BOUCHET

Avec Le bois dormant, Emmanuelle Messier et Fanny Bouchet, architectes & artistes au sein de l’atelier BYME vous emmènent dans une déambulation immersive à travers une mystérieuse nappe dorée, suspendue et silencieuse. Entre clins d’oeil à notre enfance, imaginaires et découvertes botaniques, aventurez-vous au milieu de cette forêt et laissez-vous flotter au milieu des centaines de rondins oscillants. Le temps d’un instant, écoutez Le bois dormant qui s’est réveillé…

COROLLE | LES NOUVEAUX VOISINS

Avec Nicolas Grun & Pierre Laurent, Les nouveaux voisins, vous atteignez la plénitude dans Corolle en prenant le temps d’un véritable contact avec la nature.

S’arrêter pour la regarder sobrement, purement et sincèrement pour être protégé et stimulé.

Corolle s’inscrit dans une forme circulaire et enlace l’arbre autour duquel elle dessine une lune accueillante et enveloppante, qui porte le regard vers la majesté du feuillage de l’arbre se déployant tel un maillon d’une trame d’éternité dans lequel chacun devient un fugace acteur.

CÉNOTAPHE F | OLIVIER DELAROZIÈRE

Enfin, Olivier Delarozière a construit le Cénotaphe F en hommage au maître charpentier Nicolas Fourneau, « encyclopédiste pragmatique » trop longtemps resté dans l’ombre, mais reconnu aujourd’hui pour avoir publié, au siècle des Lumières, le premier traité de charpente moderne.

Le Cénotaphe F, F comme Fourneau, Fabrique et Forêt, se déploie vers le ciel par empilement de blocs de bois selon un algorithme rigoureux. Visiter cet espace géométrique singulier c’est expérimenter de nouvelles perceptions qui nous rappellent que tout paysage, comme toute architecture, est une construction culturelle autant que naturelle.

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À venir au Musée de la Révolution française

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