Lieu d'Art et Action Contemporaine LAAC

Art Contemporain (Art Contemporain / Art Moderne), Art Moderne (Art Contemporain / Art Moderne), Jardins / Parc (Environnement)

À Dunkerque, le LAAC (le bien nommé), reflète, en miroir des œuvres exposées, les courants et les artistes majeurs de la seconde moitié du XXe siècle. Il dialogue avec les éléments naturels qui l'environnent en opposant à la force du paysage sa légèreté de céramique immaculée et la foisonnante création de son jardin de sculptures. Un mouvement de collines qui prolonge, sur 4 hectares, la douceur des dunes et invite à la confrontation avec les 18 pièces exposées comme la spectaculaire élégance des Deux Arcs de 204° chacun de Bernar Venet, l'intrigante immobilité de Les Moutons de Xavier Lalanne, ou l'aspiration au végétal des plaques d'acier d'Albert Féraud...

Depuis 2005, ce Lieu d'Art et Action Contemporaine, témoigne de la remarquable liberté d'innovation et de l'audace permanente des courants artistiques des années 50 à nos jours. Au-delà des nouvelles esthétiques, c'est une pertinente réfléxion sur l'implication de l'artiste dans nos sociétés que le visiteur peut appréhender sur un parcours de plus de 1 500 pièces. Abstraction Lyrique, Nouveaux Réalistes, Figuration Narrative, Supports/Surfaces, Abstraction Géométrique, Art Concret et surtout le groupe CoBrA, illustré ici par un des plus importants ensembles d'œuvres européen dont l'impressionnant assemblage de couleurs d'Appel Circus de Karel Appel. C'est l'un des "Incontournables" de la collection, au même titre que la Valise expansion de César, la Trabant de Philippe Hollevout, le Car Crash de Warhol et d'autres œuvres repères signées Niki de Saint-Phalle, Arman, Soulages, Vasarely, Manessier, Hartung, Télémaque, Rancillac, Ben et bien d'autres, que présente l'exposition permanente dans le forum et au 1er étage. En même temps, une exposition temporaire à découvrir aussi, au rythme d'une déambulation circulaire parmi les 8 salles d'expositions fait dialoguer les œuvres de la collection avec d'autres contemporaines, autour d'une nouvelle problématique tous les semestres. Au 2ème étage, le remarquable Cabinet d'arts graphiques ouvre son exceptionnelle collection de 200 dessins, estampes, sérigraphies, gravures... à la curiosité du public, qui, en manipulant panneaux et tiroirs du mobilier d'exposition, devient maître de sa visite.

À noter: le LAAC coproduit des résidences d'artistes, propose des actions et outils de médiation conçus spécifiquement pour chaque exposition, et une programmation riche d'événements, de conférences, concerts, rencontres avec les artistes, rendez-vous familles...


Lieu d'Art et Action Contemporaine
Jardin de Sculptures
59140 Dunkerque

03 28 29 56 00


Ouvert du mardi au vendredi : 9h30/18h et le week-end : 10h/18h.
Fermé les 1er janvier, 1er mai, 15 août, 1er novembre, 25 décembre, 24 et 31 décembre après-midi.


Durée de la visite : 1h
Entrée : 4 €
Tarif réduit : 2 €
Gratuit : Moins de 18 ans et tous les dimanches 


  • Musée de France
  • Visite guidée
  • Atelier enfant
  • Accès handicapé total
  • Parking
  • Parking autocar
  • Boutique / Librairie
  • Wifi
  • Climatisation

Expos temporaires

GIGANTISME - LAAC, Hors les murs

Du 04/05/2019 au 05/01/2020
GIGANTISME - LAAC,  Hors les murs

GIGANTISME - LAAC,  Hors les murs

Une initiative totalement inédite : la création d'une nouvelle triennale en Europe

À Dunkerque, du 04 mai 2019 au 05 janvier 2020, « GIGANTISME - ART et INDUSTRIE » se déploie sur trois lieux emblématiques de Dunkerque - la friche industrielle de la Halle AP2, le Fonds régional d'art contemporain Grand Large — Hauts-de-France (FRAC) et le Lieu d'Art et Action Contemporaine — Musée de France (LAAC) - avec des résonances en région.

Cette nouvelle triennale, populaire et exigeante à la fois, explore les relations entre art et industrie. En créant des synergies entre les institutions et les acteurs économiques de la région Hauts-de-France, elle se propose de dresser des ponts entre la création et l’économie en mettant en valeur un territoire marqué par son complexe industriel et portuaire, celui de Dunkerque et de sa région. Marquée par une approche pluridisciplinaire, elle invite à réfléchir aussi bien au passé qu’au présent et à l’avenir de l’industrie à travers le regard d’artistes, d’ingénieurs, de designers, de graphistes ou encore d’architectes.

La première édition de la triennale, baptisée « GIGANTISME - ART ET INDUSTRIE », se tiendra du 04 mai au 20 octobre 2019 (jusqu'au au 05 janvier 2020 au RAC) . Portée par le FRAC Grand Large — Hauts-de-France et le LAAC — Musée de France, la Triennale 2019 s’organise autour d’un projet de recherche examinant sous un angle nouveau l’histoire de l’art de 1947 à 1989. Le récit canonique de cette dernière s’étant largement centré autour des États-Unis, il s’agit aujourd’hui de mettre en avant une création française marginalisée et isolée. « GIGANTISME - ART ET INDUSTRIE » la replace au cœur des tremblements du monde et souligne les connections plurielles liant les scènes françaises à leur homologues étrangers et aux mutations artistiques et économiques de l’époque.

Présentant plus de 200 œuvres issues de collections publiques et privées, la triennale 2019 évalue les tenants et les aboutissants du « GIGANTISME - ART ET INDUSTRIE ». Conceptualisé par la philosophe et commissaire Géraldine Gourbe, il désigne un état d’esprit caractérisant les perceptions, les modes de vie, les idées et les pratiques économiques et artistiques au lendemain de la seconde guerre mondiale. L’ouverture des marchés, le développement de la production en série, l’émergence d’une culture de masse et la mise en circulation facilitée des biens, des services comme des énergies en Europe ont provoqué un changement d’échelle dans les mentalités et les pratiques. Le champ s’est ouvert à de nouveaux possibles : les populations ont appris à penser, de façon plus systématique, au-delà d’un territoire restreint.

Après 1945, ce nouveau paradigme métamorphose les attitudes et les gestes des artistes. Ils travaillent avec de nouveaux matériaux, expérimentent de nouveaux savoir-faire et sortent du territoire circonscrit de la peinture et de la sculpture. Ils s’affranchissent des cadres traditionnels en collaborant avec des ingénieurs et des entreprises, produisent des œuvres en série, créent des œuvres plus grandes, voire gigantesques, et parfois même, investissent directement les paysages.

Déployée sur plus de 4 000 m2, la première édition de la Triennale s’organise autour de projets dans l’espace public, de performances et d’une exposition en trois volets, présentés dans des lieux incontournables de Dunkerque. La friche industrielle de la Halle AP2 présente des œuvres démesurées en évaluant la réalité et cet attrait pour la grandeur, caractéristique du gigantisme. Le Fonds régional d'art contemporain Grand Large — Hauts-de- France (FRAC) propose d’explorer le gigantisme appliqué à l’espace domestique. Le Lieu d'Art et Action Contemporaine — Musée de France (LAAC) s’intéresse aux processus précédents la réalisation d’une œuvre et aux résonances de la création américaine chez les artistes français.

Le LAAC - Côté jardin. Avec Gilbert Samel

Du 18/05/2019 au 05/01/2020
Le LAAC - Côté jardin. Avec Gilbert Samel

En résonance avec GIGANTISME — ART & INDUSTRIE, le cabinet d’arts graphiques du LAAC propose une relecture de l’histoire du Jardin de sculptures.

Inauguré en 1980, situé entre le canal exutoire et le site des anciens chantiers de construction navale, bordé par des bastions, le jardin de sculptures du LAAC, créé et façonné par Gilbert SAMEL, se développe sur quatre hectares de collines verdoyantes aux formes arrondies, rappelant le mouvement des dunes et du vent. Quarante ans plus tard, Gilbert Samel revient à Dunkerque pour nous présenter sa vie d’architecte-paysagiste à travers le jardin.

Lui qui a pensé, dessiné, créé le jardin de sculptures avant que ne soit construit le musée, le voici mis à l’honneur de façon très exceptionnelle, dans le Cabinet d’arts graphiques, à travers des fonds d’archives et d’ateliers d’artistes : plans, dessins, photographies et maquettes. Autour du jardin de sculpture, ses projets principaux seront présentés, depuis la Voie des Art à l’exposition internationale d’horticulture en 1999 lorsqu’il reçoit le trophée d’or en Chine.

Intrinsèquement lié au territoire du nord littoral, de la Belgique à la Manche par différents projets de logements, d’urbanisme et de jardins avec ses partenaires et amis sculpteurs, Gilbert Samel nous propose de revenir sur les grandes étapes de sa vie de chef de chantier poète.

« C’est une exposition d’une pensée philosophique sur le jardin et sur l’arbre. C’est la poésie qui domine. L’introduction présentera un plan de jardin qui n’en est pas un. » Gilbert Samel

Commissariat général : Gilbert Samel

Commissaires associées : Camille Bouquet, documentaliste & Claude Steen-Guélen, responsable de collections et de la conservation-restauration, musée des beaux-arts et Laac, Dunkerque

Actualités

Écrans parallèles

Écrans parallèles

Écrans parallèles

Du 6 Mai au 20 Octobre 2019 / Tous les dimanches à 15h  -  LAAC,  Cinéma

Un cinéma semi-permanent au LAAC dont le programme est conçu par la critique et commissaire Pascale Cassagnau.

Le temps du travail au risque de l'image.

Dans le cadre de Gigantisme

À 15h00, tous les jours à l’auditorium du LAAC

Nicolas Klotz, La question humaine, 2007, 2h21

Paris, de nos jours : Simon, 40 ans, travaille comme psychologue au département des ressources humaines de la SC Farb, complexe pétrochimique, filiale d'une multinationale allemande, où il est plus particulièrement chargé de la sélection du personnel.

Un jour Karl Rose, le co-directeur de la SC Farb demande à Simon de faire une enquête confidentielle sur le directeur général Mathias Jüst, de dresser un rapport sur son état mental. Ne pouvant pas se soustraire à la requête de Rose et ne voulant pas risquer de se mettre mal avec Jüst, Simon accepte du bout des lèvres, en se promettant de conduire une enquête discrète et de rendre un rapport le plus neutre possible... mais très vite en pénétrant dans la nuit d'un homme, Simon entre dans la sienne : une nuit hantée par les fantômes et les spectres de l'Europe contemporaine.

Dates des projections 2 juin, 29 juin, 24 juillet, 18 août, 12 septembre, 8 octobre

Antoine Boutet, Zone of initial dilution, 2006, 30' 

Zone of Initial Dilution s'intéresse à la transformation urbaine de la région des Trois-Gorges en Chine, bouleversée par la mise en œuvre du plus grand barrage hydraulique au monde. Cette zone initiale de dilution – terme emprunté aux ingénieurs pour définir le périmètre d'un cours d'eau pollué par des déchets qui se diluera ensuite progressivement dans le courant général – illustre la situation mise en œuvre dans cette région avec l'effacement progressif d'un mode de vie et de pratiques locales.

Avant la fin du chantier prévu en 2008, le film dresse un état des lieux des villes et des berges du Yangtze, de celles en ruines ou disparues aux autres en plein essor, et tente de cerner les conséquences sur le paysage et les populations dans la perspective planifiée de l’ultime montée des eaux.

Dates des projections 7 mai, 4 juin, 30 juin, 25 juillet, 20 août, 13 septembre, 9 octobre

Antoine Boutet, Sud Eau Nord Déplacer, 2014, 109'

Le Nan Shui Bei Diao – Sud Eau Nord Déplacer – est le plus gros projet de transfert d’eau au monde, entre le sud et le nord de la Chine. Sur les traces de ce chantier national, le film dresse la cartographie mouvementée d’un territoire d’ingénieur où le ciment bat les plaines, les fleuves quittent leur lit, les déserts deviennent forêts, où, peu à peu, des voix s’élèvent, réclamant justice et droit à la parole. Tandis que la matière se décompose et que les individus s'alarment, un paysage de science-fiction, contre nature, se recompose.

Dates des projections 8 mai, 5 juin, 2 juillet, 26 juillet, 21 août, 14 septembre, 10 octobre

Gérard Caillat, L'Empire du management, 2007, 67'

L'empire du management est un essai documentaire sur un présent vecteur d'avenir voué à une mondialisation dirigée par l'Occident. Cette mondialisation, la caméra de Gérald Caillat est allée à sa rencontre dans des villes typiques de cette évolution qui n'en est qu'à ses prémices :

- Paris, Genève, Madrid, Athènes pour l'Europe,

- New-York, Phœnix et Stanford pour les États-Unis,

- Tokyo, Pyong Yang, Dakar et Jérusalem pour les autres grandes villes sélectionnées.

Dates des projections 9 mai, 6 juin, 3 juillet, 27 juillet, 22 août, 15 septembre, 11 octobre

Jean-Michel Carré, Charbons ardents, 1999, 88'

En avril 1994, épuisés par une lutte acharnée contre le gouvernement conservateur de Margareth Thatcher, les mineurs de "Tower Colliery", propriété nationale de la British Coal (au pays de Galles), votent la fermeture de leur mine comme beaucoup d'autres. Mais leurs dirigeants syndicaux refusent d'accepter cette défaite et réussissent à convaincre les mineurs de racheter "leur mine" en réinvestissant leurs indemnités de licenciement.

Depuis maintenant quatre ans, ces travailleurs sont actionnaires, employés et dirigeants de leur entreprise organisée en coopérative. Résultat : la mine n'a jamais été aussi rentable, l'absentéisme aussi faible et la sécurité si importante.

En tentant de réaliser leur rêve de socialisme et de démocratie, ces patrons d'un autre genre sont confrontés à des contradictions politiques et surtout idéologiques. Une telle réussite peut-elle rester compatible avec leur idéal ?

Ce film, plein d'espoir, retrace cette aventure exemplaire, menée par des hommes et des femmes ordinaires.

Dates des projections 10 mai, 7 juin, 4 juillet, 28 juillet, 23 août, 17 septembre, 13 octobre

Denis Coté, Que ta joie demeure, 2014,70'

Exploration libre des énergies et des rituels trouvés sur des lieux de travail divers. D'un ouvrier à l’'autre, d'une machine à la prochaine ; de ces mains, ces visages, ces pauses, ces efforts, que peut-on établir comme dialogue absurde et abstrait entre l'’homme et son besoin de travailler ?

Dates des projections 11 mai, 8 juin, 5 juillet, 30 juillet, 24 août, 18 septembre, 14 octobre

Dominique Dubosq, Lip 73, 1975, 61'

"Le goût du collectif" vint aux 1300 salariés de la manufacture horlogère Lip lorsqu'ils se mirent en grève au printemps 73, pour s'opposer au démantèlement de leur usine et aux restructurations imposées par le trust suisse Ebauches. Le film retrace les péripéties d'une lutte où s'est concrétisée, pendant presque un an, une expérience sans précédent d'autogestion ouvrière.

Dates des projections 12 mai, 9 juin, 6 juillet, 31 juillet, 25 août, 19 septembre, 15 octobre

Harun Farocki, In Comparison, 2009, 61'

"Je veux proposer un film qui apporte sa contribution au concept de travail. Qui compare le travail dans une société traditionnelle, par exemple en Afrique, dans une société en cours d'industrialisation, comme en Inde, et dans une société fortement industrialisée, en Europe ou au Japon. L'objet de la comparaison est le travail de construction des maisons d'habitation" Harun Farocki

Fabriquées en Afrique, en Inde et en Europe, utilisées pour la construction de cliniques, d’écoles ou d’immeubles résidentiels, les briques sont moulées, cuites ou pressées à la main, ou bien produites par des machines dans des usines hautement mécanisées. La brique est la plus petite unité et le centre du film.

Zum Vergleich est un film sans commentaire. Seuls quelques intertitres (en anglais) viennent ponctuer les images. Cette volonté de limiter le discours laisse au spectateur un espace de liberté et d’observation sur les significations des images.

Dates des projections 14 mai, 11 juin, 7 juillet, 1 août, 27 août, 20 septembre, 16 octobre

Harun Farocki, La sortie des usines ( Arbeiter verlassen die Fabrik), 1995, 36'

Les travailleurs quittent l'usine Lumière. Le premier film de l'histoire cadre à l'image l'industrie elle-même et nous dit dans son modeste langage : "Regardez, nous pouvons enregistrer notre image en mouvement".

Ce premier document nous donne une ébauche de ce qui, dès lors, sera rendu possible grâce au cinéma. Racontant cela, La Sortie des usines montre des séquences similaires tournées en cent années de cinéma.

Dates des projections 15 mai, 12 juin, 9 juillet, 2 août, 28 août, 21 septembre, 17 octobre

Jérémy Forni, Traces de luttes, une histoire du groupe Medvekine-Besançon, 2006, 59'

Juste avant les événements de 1968, de jeunes cinéastes et techniciens du cinéma, souvent parisiens, et des ouvriers forment un groupe qui, rendant hommage au cinéaste russe du "Bonheur", choisit le patronyme de Medvedkine. Ce groupe produit une série de films d'un genre nouveau sur la condition ouvrière. Nous voulons retrouver tous les protagonistes de cette aventure.

Dates des projections 16 mai, 13 juin, 10 juillet, 3 août, 29 août, 24 septembre, 18 octobre

Martin Le Chevallier, l'An 2008, 2010, 20'

L’an 2008 met en scène une série de dialogues entre des figures archétypales de la mondialisation. Consommateur français, défricheur amazonien, ouvrière chinoise... tous ces personnages s’interpellent, s’accusent des maux qu’ils subissent et s’excusent pour les dommages qu’ils provoquent. La mondialisation des échanges et des déboires est ainsi résumée dans une fable villageoise, substituant la fantaisie individuelle au drame collectif.

Dates des projections 19 mai, 14 juin, 11 juillet, 4 août, 30 août, 25 septembre, 19 octobre

Chris Marker, Mario Marret, A bientôt j'espère, 1967, 40'

En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d’une chaîne d’usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société imposait, et impose toujours à la classe ouvrière. 

Dates des projections 21 mai, 15 juin, 12 juillet, 6 août, 31 août, 26 septembre, 20 octobre

Ohad Meromi, Worker ! Smoker ! Actor !, 2010-2013, 21'

Combinant des portraits d'architecture et des séquences d'animation à des prises directes réalisées pendant les workshops participatifs de "répétition de sculpture"("Rehearsal Sculpture") organisés par Ohad Meromi, cette vidéo suit une ouvrière dans une usine de cigarettes de son poste de travail sur la ligne de montage, au supermarché local, chez elle puis, plus tard, lorsqu'elle tombe malade, dans un centre de vacances où elle rejoint une autre sorte de ligne de production. Les pancartes qui apparaissent dans la vidéo sont des extraits des principes de la "biomécanique" de Vsevolod Meyerhold, une méthode d'entraînement de l'acteur qui imagine une utopie où la frontière entre le travail et la performance, le travail et le jeu, est éliminée.

Dates des projections 22 mai, 16 juin, 13 juillet, 7 août, 1 septembre, 27 septembre, 22 octobre

Delphine Moreau, Les gens du sucre, 2012, 52'

La France est la première productrice mondiale de sucre de betteraves. Chacun à leur manière, ouvriers et patrons, hommes d’usines et betteraviers, retracent le destin de ces "campagnes industrielles". Comment ont-ils vécu le passage d'un capitalisme familial et rural à une agro-industrie mondialisée ?

Dates des projections 23 mai, 18 juin, 14 juillet, 8 août, 3 septembre, 28 septembre, 23 octobre

Jean -Loïc Portron, Eisenhüttenstadt, 1999, 29'

Eisenhüttenstadt est située aux confins du Brandebourg, à 100 kilomètres à l’Est de Berlin. La ville doit son nom au EisenhüttenKombinat Öst, la plus grande usine métallurgique d’Allemagne de l’Est. Après la guerre, on rêve de construire une cité modèle où se forgerait une société nouvelle. La première ville socialiste. Après la chute du mur de Berlin, le monde s’est retourné, mais le paysage ne semble pas avoir bougé. En dépit des apparences, la ville n’est pas sortie indemne d’un pareil chambardement.

Dates des projections 24 mai, 19 juin, 16 juillet, 9 août, 4 septembre, 29 septembre, 24 octobre

Carole Roussopoulos, Lip I, 1973, 25'

Besançon, août 1973 : des travailleurs et des intellectuels se battent farouchement pour sauver la fabrique de montres Lip. Après l'occupation de l'usine Lip de Besançon par les forces de l'ordre, une ouvrière activiste, Monique Piton, raconte les quatre mois de lutte, la place des femmes, ce qu'elle y a appris, et critique le rôle de la télévision.

Dates des projections 25 mai, 20 juin, 17 juillet, 10 août, 5 septembre, 1 et 25 octobre

Carole Roussopoulos, Lip V ( Christiane et Monique), 1976, 30'

En 1976, comme le titre "Libération", "Lip, c’est reparti !" À Besançon, les ouvriers réoccupent l’usine et relancent la production de montres. Monique, devenue assistante de publicité (cf. Monique-LIP I), et Christiane, ouvrière spécialisée, témoignent de la difficulté d’être femme dans une usine en lutte, de la démocratie difficile face aux ténors de la revendication syndicale et du refus subversif de considérer le travail comme une fin en soi.

Dates des projections 26 mai, 21 juin, 18 juillet, 11 août, 6 septembre, 2 et 26 octobre

Carole Roussopoulos, Profession agricultrice, 1982, 40'

Considérées comme étant sans professions alors qu’elles travaillent sans relâche, des femmes d’agriculteurs reven- diquent leur statut d’agricultrice.

Dates des projections 28 mai, 25 juin, 19 juillet, 13 août, 7 septembre, 3 et 27 octobre

Mario Ruspoli, Les hommes de la baleine, 1958, 24'

Un documentaire d'un intérêt extraordinaire : ce film nous révèle que dans certaines îles des Açores se pratique encore de nos jours la chasse au cachalot au harpon comme au bon vieux temps de Mobi Dick.

"Un excellent commentaire de Jacopo Berenizi, assez libre pour se permettre d'instructives digressions, sans rompre le rythme propre des images..."

(Éric Rohmer, in Arts, novembre 1958)

Narration : Chris Marker & Gilles Queant

Dates des projections 29 mai, 26 juin, 20 juillet, 14 août, 8 septembre, 4 octobre

Allan Sekula, The Lottery of the sea, 2006, 27'44''

Allan Sekula, photographe et documentariste iconoclaste, présente une série de variations filmées au Pays-bas, en Espagne, en Grèce, au Japon et dans d’autres pays maritimes autours de deux de ses principales obsessions : la mondialisation et la mer. Dans cette rumination sur la mer et tant que « source primordiale de sublimité » Sekula explore une matrice de récits – mythes grecs, films américains et histoires de dockers, de marins perdus et de populations déplacées

Dates des projections 30 mai, 27 juin, 21 juillet, 16 août, 10 septembre, 5 octobre

Superflex, The Working Life, 2013, 9'50''

La crise économique actuelle a laissé les marches du travail dans la tourmente. Il n’y a aucune garantie de travail même avec un diplôme d’étude supérieures ; des heures de travail plus longues sont exigées de ceux qui occupent un emploi ; les salaires sont réduits et la disponibilité est demandée à tout moment. Avec les craintes grandissantes de perdre ce lieu de travail vital, l’incertitude quant aux perspectives d’avenir se propage à travers les sociétés.

Dates des projections 1er et 28 juin, 23 juillet, 17 août, 11 septembre, 6 octobre