Fondation Vincent-Van-Gogh Arles

Peinture (Beaux-Arts), Sculpture (Beaux-Arts), Photographie (Beaux-Arts)

La Fondation Vincent van Gogh Arles propose depuis son ouverture en 2014 une approche unique de Van Gogh (1853 - 1890) en explorant au gré d'expositions temporaires la résonance de son œuvre et de sa pensée avec la production artistique contemporaine. Grâce aux partenariats établis avec des collections publiques et privées, la Fondation présente toute l'année une ou plusieurs toiles de Van Gogh en regard d'œuvres d'artistes contemporains exposés ponctuellement - tels Yan Pei-Ming, Roni Horn, David Hockney, Urs Fischer et Alice Neel, entre autres.

C'est à Arles, où Vincent atteint l'apogée de son art lors de son séjour entre février 1888 et mai 1889, que Yolande Clergue convie dès 1983 des créateurs contemporains à rendre hommage au peintre à travers une œuvre. Grâce au mécène Luc Hoffmann, une fondation reconnue d'utilité publique est crée en 2010. La municipalité met à disposition l'hôtel Léautaud-de-Donines, demeure prestigieuse du XVe siècle qui, réaménagée par l'agence d'architecture Fluor, offre depuis 2014 plus de 1 000 m² d'exposition. Le parti pris résolument contemporain est confirmé par l'intégration au bâtiment de deux œuvres permanentes de Raphael Hefti et Bertrand Lavier.

La Fondation propose également de nombreuses manifestations et activités culturelles in situ et hors-les-murs : rencontres et débats, symposiums, projections audiovisuelles, ateliers et stages de création, performances et concerts, ainsi qu'une médiation adaptée aux différents publics. Le jeune public est tout particulièrement accompagné à travers des visites créées sur mesure, mais aussi grâce aux workshops mis en place dans les établissements scolaires d'Arles et de ses alentours.

La boutique de la Fondation est pensée comme un lien coloré entre l'architecture ancienne et contemporaine. Y sont proposés les catalogues d'exposition, divers ouvrages sur l'art, des éditions d'artistes, des reproductions d'œuvres, des objets d'artisans ainsi qu'une sélection d'articles, dont certains destinés à la jeunesse.

La Fondation exauce ainsi le vœu de l'un des peintres les plus célèbres au monde de créer, à Arles, un lieu de réflexion, de production artistique et de dialogue fertile entre créateurs.

" [...] comme tu le sais bien, j'aime tant Arles [...]" Lettre de Vincent à Theo (18 février 1889).

© Infinitart Fondation Vienna



Fondation Vincent-van-Gogh Arles 35 ter rue du Docteur Fanton
13200 Arles

04 90 93 08 08


Du 2 mars au 21 avril et du 1er au 20 octobre 2019 : Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h (dernière admission : 17h15). Fermeture le lundi.

Du 22 avril au 30 septembre 2019 : Ouvert tous les jours de 11h à 19h, et à partir de 10h en juillet et août (dernière admission : 18h15).


Durée de la visite : 1 h
Entrée : 9 €
Tarif réduit : 7 €
Gratuit : Moins de 12 ans


  • Audio-guide
  • Visite guidée
  • Atelier enfant
  • Accès handicapé total
  • Boutique / Librairie
  • Climatisation

Expos temporaires

"… et labora"

Du 16/11/2019 au 13/04/2020

Une centaine de photographies datant du XIXe siècle et du début du XXe siècle issues de la collection de Peter et Ruth Herzog constituent le point de départ de cette exploration du thème du travail. Ces images rares, collectées avec acuité au fil des ans, offrent de puissants témoignages sur l’époque de Van Gogh ainsi que sur les racines des réalités sociales du début du siècle dernier.

Les photographies argentiques en noir et blanc – tirages papier ou cartes postales, anonymes ou de photographes renommés – rendent compte entre autres de la transformation des grandes villes européennes en mégalopoles, de la mécanisation du travail agricole, de l’objectivation de l’ouvrier au service de l’usine ou encore du développement du tourisme et du loisir. C’est ainsi tout une époque qui se dessine en creux de la sélection de photographies.

À ces parcelles de réalités, captées par la photographie alors pensée comme outil documentaire, sont associés d’autres modes de représentations du travail. Empruntant aux codes du burlesque ou du docufiction, les œuvres d’artistes contemporains tels Mika Rottenberg, Yuri Pattison et Emmanuelle Lainé transposent ce thème dans un espace plus onirique et spéculatif. Les photographes Andreas Gursky et Thomas Struth nous mettent face à des œuvres dont la retranscription de la réalité nous fascine autant qu’elle nous échappe : faisant appel à la fois à notre raison et à notre sensibilité, elles interrogent ainsi puissamment notre perception.

Grâce à leur proximité avec la photographie d’histoire, les œuvres de Liu Xiaodong, Gursky et Struth sondent la mutation des activités et des espaces de travail, résultant de la globalisation des services qui modifie drastiquement la valeur de l’emploi. Les têtes excavatrices de Cyprien Gaillard évoquent quant à elles la persistance de notre rapport de domination et d’exploitation de la Terre, mais aussi la transformation incessante des villes.

Dans la continuité de l’exposition « La Vie simple – Simplement la vie » (01.10.17 – 02.04.18) précédemment présentée, « … et labora » convie des œuvres d’art populaires, à travers l’inclusion d’ex-voto des XIXe et XXe siècles. La représentation d’accidents – de circulation, du travail, de navigation – y occupent une place considérable, qui n’a cessé de croître durant le XIXe siècle. Nées d’un geste simple et direct de foi, ces peintures reflètent pourtant la laïcisation des mentalités, perceptible à travers leurs évolutions iconographiques. Ce retrait de la sphère religieuse imprègne le titre de l’exposition, variante actualisée de la formule « Ora et labora » (« Prie et travaille »).

William Karrick, Le Semeur, vers 1860. © Collection Ruth + Peter Herzog, Jacques Herzog und Pierre de Meuron Kabinett (Stiftung), Bâle / Basel