Musée des Beaux-Arts

Peinture (Beaux-Arts), Céramique / Poterie / Porcelaine / Faïence (Beaux-Arts)

Installé dans l’ancien Présidial, ouvert sur les boulevards plantés de platanes de la ville basse, le musée des beaux-arts offre un refuge au charme sensible, contrepoint à la silhouette grandiose de la Cité moyenâgeuse.

Bel exemple de générosité pédagogique et scientifique, c’est en 1845 que la Société des Arts et Sciences offrit à la ville de Carcassonne un ensemble de 102 tableaux pour son musée. A l’origine de cette société, une Commission des Arts et Sciences avait été fondée en 1836 avec pour but “ …de rechercher, de conserver avec soin et de classer, dans un dépôt public, tout ce qui appartient aux antiquités et à l’histoire du pays… ”. Par la suite, outre les dépôts du musée du Louvre et de l’Etat, les dons de généreux Carcassonnais poursuivirent l’enrichissement des collections avec notamment les dons et legs : Courtejaire (1876, 1880 et 1884), Coste-Reboulh (1892), Chénier et Raynaud (1893), et enfin au XXème siècle Delteil (1984), Pla (1990) et Cahuzac (1995). Depuis 1985, grâce à l’intérêt de la Ville pour son musée et au soutien du Fond régional d’Acquisition des Musées, de nouvelles œuvres ont encore complété ce bel ensemble.

Les collections du musée des beaux-arts de Carcassonne présentent un riche panorama de la peinture occidentale des XVII, XVIII et XIXème siècles. Le visiteur peut y découvrir également une collection de faïences (Moustiers, Marseille, Toulouse, etc... ) ainsi que des tapisseries et objets d’art (présentés en alternance).



Musée des Beaux-Arts
15 boulevard Camille Pelletan
11000 Carcassonne

04 68 77 73 70


Du 15 septembre au 15 juin, ouvert du mardi au samedi inclus de 10h à 12h et de 14h à 18h et le 1er dimanche du mois de 14h30 à 17h30, fermé les dimanche, lundi et jours fériés. Du 15 juin au 15 septembre, ouvert tous les jours de 10h à 18h, fermé les jours fériés. Nota : les groupes de scolaires peuvent être reçus dès 9h15.


Entrée : Gratuite


  • Musée de France
  • Audio-guide
  • Visite guidée
  • Atelier enfant
  • Accès handicapé total
  • Parking
  • Boutique / Librairie
  • Animaux

Expos temporaires

Carcassonne, ville d'art et d'artistes

Du 29/11/2019 au 05/04/2020
Carcassonne, ville d'art et d'artistes

Carcassonne, Ville d’art et d’artistes, c’est d’abord la consécration d’artistes de la première moitié du XXème siècle dont les oeuvres participent à la richesse des collections du musée des beaux-arts.

Carcassonne, Ville d’art et d’artistes, c’est aussi la mise en lumière de la ville à travers la sculpture, la peinture et les arts graphiques. Ce parcours artistique débute bien par la Cité, qui a suscité l’inspiration de nombreux peintres dont les points de vue, les traitements et les supports observés montrent leur éclectisme.

Cependant, ils sont tous empreints de la même fascination pour leur patrimoine architectural.

Au contrebas de la Cité, s’érige la Bastide, source elle aussi de créations.

Carcassonne, Ville d’art et d’artistes, c’est enfin et surtout des histoires humaines. L’exposition a voulu présenter les liens entre ces artistes. Professeurs, amis, collaborateurs … tous différents mais tous liés sincèrement les uns aux autres, pour la gloire de la Ville de Carcassonne.

Actualités

Conférence : Le cubisme, autour de Braque et Picasso

Conférence : Le cubisme, autour de Braque et Picasso

Mercredi 18 mars 2020 – 17h / Auditorium - Chapelle des Jésuites

Conférencière : Marie-Laure Ruiz-Maugis, historienne de l’art

Durant toute la période d’élaboration du cubisme, de 1908 à 1913, Georges Braque est l’ami, le confident et « compagnon de cordée » de Picasso. Ce duo, rare dans l’histoire de la peinture, est durant cette période si soudé que Picasso et Braque prennent la décision de ne plus signer leurs œuvres, ce qui fait dire à Picasso : « Nous voulions unir nos efforts pour créer un nouvel ordre. »

Au moment de leur rencontre, Braque sort de l’expérience du fauvisme, tandis que Picasso termine Les Demoiselles d’Avignon. Mais tous deux ont opéré un retour vers Cézanne, dont l’exemple nourrit leur expérimentation d’un art rationnel qui géométrise les formes. Les deux artistes traversent ensemble toutes les phases du cubisme (cézannien, analytique, synthétique), explorent toutes les techniques (peinture, sablage, collage, montage, sculpture), jusqu’à leur séparation au moment de la Première Guerre mondiale. Ils viennent alors d’écrire une des pages les plus fascinantes de l’art du XXème siècle.

Conférence : Le fauvisme, de Matisse à Dufy

Conférence : Le fauvisme, de Matisse à Dufy

Mercredi 26 février 2020 – 17 h / Auditorium - Chapelle des Jésuites

Conférencière : Marie-Laure Ruiz-Maugis, historienne de l’art

Le nom de « fauves » apparaît sous la plume du critique d’art Louis Vauxelles, dans son compte-rendu du Salon d’Automne de 1905. Il désigne alors autant les artistes, qualifiés d’oseurs, d’outranciers, de sauvages et dont les tableaux aux tons purs déconcertent, que la violence de réaction face à cette peinture.

En effet, les Fauves exaltent toutes les couleurs ensemble, écartant tout souci de vraisemblance et toute volonté descriptive. La couleur possède une valeur émotionnelle : elle est libérée, explosive, violente.

Le fauvisme ne s’est jamais constitué en école. Il résulte de la rencontre de jeunes artistes – Matisse, Derain, Vlaminck, Braque, Dufy… - poussés par un désir d’expérimenter toutes les ressources de la couleur. Cependant, il eut une influence majeure sur certaines avant-gardes en Europe au XXème siècle, en particulier l’abstraction.

Conférence : L’expressionnisme allemand

Conférence : L’expressionnisme allemand

Mercredi 22 avril 2020 – 17h / Auditorium - Chapelle des Jésuites

Conférencière : Marie-Laure Ruiz-Maugis, historienne de l’art

À partir de 1912, le terme « expressionnisme », qui avait jusque-là été utilisé pour désigner le fauvisme en France, est utilisé en Allemagne pour désigner l’utilisation par les artistes d’un chromatisme violent. Ces artistes sont principalement regroupés autour de deux mouvements : Die Brücke (« Le Pont »), à Dresde puis à Berlin, et Der Blaue Reiter (« Le Cavalier bleu »), à Munich. Au sein de Die Brücke, les artistes tels Kirchner, Pechstein, Nolde, cherchent à retrouver ce qui caractérise les créations des peuples primitifs, l’expression de force et de vie dans leur forme la plus élémentaire, ainsi que l’harmonie avec la nature. Kandinsky, Marc et Jawlensky, fondateurs de Der Blau Reiter, insèrent quant à eux leurs compositions chromatiques dans un système plus construit, plus contrôlé, montrant ainsi très tôt une tendance à l’abstraction.

La Première Guerre Mondiale, à laquelle les artistes mobilisés attribuent dans un premier temps des forces positives avant de déchanter, disperse ces créateurs d’une nouvelle manière de peindre.